Aujourd'hui, où en est l'enquête???

En 2001

Les conditions d'accès au dossier, dans notre pays, ne permettent pas aux familles d'avoir une véritable connaissance de son contenu. Elle ne peut être que parcellaire et évidemment soumise à la toute puissance du juge d'instruction. Aussi, dire qu'elles peuvent donner leurs avis sur les orientations ou sur tels ou tels éléments de l'enquête est un non-sens et une duperie.

Dans cette situation il est bien difficile de savoir réellement ce qu' il en est. Ce qui est certain jusqu'au présent, c' est qu'après toutes ces années d'investigations dans les bas-fonds brestois et environnants, la piste du malfrat local ne semble pas tenir la route. Par contre, depuis de nombreux mois pour ne pas dire plus, cette enquête piétine, Il ne semble pas que cela doive s' arranger rapidement, pour au moins trois bonnes raisons:

L' adjudant Abgrall J. F.

Enquêteur efficace, bien connu pour les résultats obtenus dans d' autres affaires qui ont fait et continuent à faire la Une des journaux tant qu'écrits que télévisés, a "quitté" la gendarmerie voilà un an et demi( juin 2000), pour des activités différentes. Cheville ouvrière des opérations, l' on peut imaginer facilement les conséquences de son départ sur la suite des recherches.

Six mois plus tard, en janvier 2001.

les gendarmes de la section de recherche de Rennes ont été dessaisis de l'enquête et sont remplacés par le SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire). Pour que ce service puisse être vraiment opérationnel, il faudra certainement une période assez longue, étant donné le volume de ce dossier et son apparente complexité.

Au mois de juillet 2001.

Un an après le départ de l'adjudant Abgrall et six mois après que les gendarmes soient dessaisis de l'enquête, le juge d'instruction qui a suivi celle-ci depuis le début "change d'affectation" et ceci sans en informer les familles, ni faire avec elles la synthèse de quatre ans et demi d'instruction. Son remplaçant devra tout assimiler de ce volumineux dossier et ré-impulser cette enquête. De plus, il semblerait que les investigateurs rencontrent "quelques limites" dans leur travail, en ce qui concerne les activités professionnelles (donc militaires) du capitaine de frégate François Picard. La Marine Nationale se retrancherait derrière le "Secret Défense".Cette décision n'est pas de nature à lever les soupçons sur une éventuelle piste militaire.

A eux seuls les quatres éléments çi-dessus, renforcent notre intime conviction que la volonté de ne pas permettre à cette enquête d'aboutir peut être réelle, tant les blocages existants peuvent empêcher l'émergence de la vérité. Cela serait extrêmement inquiètant pour la justice et la démocratie, qui ne seraient plus que des hochets, que l'on agite devant le nez des naïfs de ce pays

Et aujourd’hui en 2006

Depuis la fin de l’été 2004 un troisième juge a pris la suite dans cette affaire, sans jamais manifester la moindre volonté de nous rencontrer, ni d' apporter quoi que ce soit de nouveau à l'enquête. En fait il s' agit "d'une" juge, qui "tombée" enceinte a laissé la place assez rapidement à une quatrième magistrate, qui elle-même n'a assuré qu'une transition du dossier vers la Chambre d' Instruction de Rennes. Nous voyons là toute la motivation et l'efficacité du système qui si elles existent, semblent œuvrer afin de ne pas parvenir à la vérité. Le transfert du dossier à la Chambre d'Instruction, fût fait à la demande de l'ex-compagne de notre fils qui désirait depuis le début, mettre fin à cette enquête. Ses motivations et raisons étant principalement d' ordre financier avec sans doute d'autre choses encore, qui ont pris le pas sur l'intérêt,la volonté de comprendre et de savoir ce qui avait pu se passer. Trouver les assassins de celui qui avait été son mari et le père de ses enfants, n'a jamais été sa première préoccupation. Il ne semble pas non plus qu'elle se soit interrogée de l'impact de son choix et de ses attitudes ni sur la vie, ni sur la réflexion future qu'en auraient ses enfants.

Nous avons donc reçu une première convocation pour le 6 juillet 2006 à 9 heures du matin à l'ex-Parlement de Bretagne à Rennes. Ayant acquis une certaine connaissance des habitudes de fonctionnement des institutions judiciaires, j'ai douté que cette assemblée se tint aux dates et heures annoncées. Pourquoi? En raison tout simplement des vacances d'été! L' audience fût donc reportée au 7 septembre 2006, 10 heures du matin. Ainsi fut fait!

A la date d'aujourd'hui , la décision de poursuivre ou non l'enquête qui sera remise le jeudi 9 novembre 2006, dépend de la volonté de la Chambre d' Instruction de Rennes. Le réquisitoire de l' avocat général, représentant le ministère public qui en principe représente la défense de la société, en l'occurrence notre famille, n' allait pas du tout dans ce sens. Cela ne fait que confirmer ce que j'ai toujours pensé, c'est à dire: Laisser cette enquête se déliter et s'éteindre, puis lorsque le prétexte sera apporté, la clore! L'occasion a été offerte sur un plateau! Je vous ferai part plus tard du déroulement des événements.

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